Tag: Santé au travail

  • Suivi des pauses en entreprise : cadre légal, types de pauses et solutions digitales

    Suivi des pauses en entreprise : cadre légal, types de pauses et solutions digitales

    Introduction

    Les pauses sont un élément essentiel de la journée de travail, permettant aux collaborateurs de récupérer et de maintenir leur efficacité. Mais entre pauses légales, pauses payées et autres interruptions du travail, la gestion de ces temps de repos peut vite devenir un casse-tête pour les employeurs. Quelles sont les règles en vigueur ? Comment assurer un suivi efficace ? Et quels outils peuvent aider à optimiser leur gestion ?

    Pauses légales vs. pauses payées : quelles différences ?

    Pauses légales vs. pauses payées : quelles différences ?

    En Suisse, les pauses légales sont régies par la Loi sur le travail (LTr) et son Ordonnance 1 (OLT 1). Elles définissent les durées minimales de pauses obligatoires en fonction de la durée quotidienne de travail :

    • 15 minutes : pour une journée de travail de plus de 5 heures et demie.
    • 30 minutes : pour une journée de travail de plus de 7 heures.
    • 1 heure : pour une journée de travail de plus de 9 heures.

    Elles sont obligatoires, mais non rémunérées, sauf si l’employé ne peut pas quitter son poste de travail pendant la pause.

    Pour en savoir plus sur les règles légales encadrant les pauses, consultez notre article détaillé :  👉 Gestion des pauses en Suisse : cadre légal et bonnes pratiques

    Pauses payées : un avantage défini par l’employeur

    En complément des pauses légales, certaines entreprises offrent des pauses rémunérées, généralement définies par :

    • Une Convention collective de travail (CCT) applicable au secteur.
    • Un règlement interne propre à l’entreprise.

    Ces pauses payées peuvent prendre différentes formes, comme la pause café. Elles ne sont pas toujours obligatoires, mais sont un avantage offert aux collaborateurs.

    Contrairement aux pauses légales, les pauses payées font partie du temps de travail effectif. Cela signifie que si un collaborateur doit travailler 8h30 par jour et qu’il bénéficie de 10 minutes de pause payée le matin et 10 minutes l’après-midi, ces 20 minutes sont incluses dans son temps de travail. Il n’a donc pas à compenser ce temps en prolongeant sa journée de travail.

    Les différents types de pauses en entreprise

    Selon les secteurs d’activité, les entreprises et les besoins des collaborateurs, différentes pratiques en matière de pause existent. Voici un aperçu des types de pauses les plus courantes que l’on retrouve dans les entreprises en Suisse.

    Pause-repas

    La pause-repas correspond généralement à la pause légale obligatoire prévue par la Loi sur le travail. Sa durée varie en fonction du temps de travail quotidien (voir ci-dessus). Cette pause, non rémunérée, vise à offrir une véritable coupure dans la journée de travail, permettant aux employés de se restaurer et de se reposer. Elle doit être prise idéalement au milieu de la période de travail pour optimiser la récupération.

    Pause-café

    Les pauses-café ne sont pas réglementées par la loi et relèvent donc du bon vouloir de l’employeur. Toutefois, il est courant que les entreprises proposent au moins une pause-café par jour, le plus souvent le matin.

    Selon les politiques internes, cette pause peut être une pause payée, incluse dans le temps de travail effectif.

    Dans certains secteurs, la pause-café joue également un rôle social important, favorisant les échanges informels et la cohésion d’équipe.

    Pause-cigarette

    La législation suisse ne réglemente pas spécifiquement les pauses-cigarette. Chaque entreprise est donc libre de les encadrer selon ses propres règles. En pratique, plusieurs scénarios existent :

    • Intégration aux pauses légales : les employés profitent de leurs pauses officielles pour fumer.
    • Détimbrage systématique : chaque pause-cigarette est enregistrée et déduite du temps de travail effectif, obligeant l’employé à prolonger sa journée de travail.
    • Inclusion dans les pauses payées : certaines entreprises tolèrent que les pauses-cigarette soient prises durant des pauses rémunérées, comme la pause-café.

    Pause-lumière

    Dans certains secteurs, notamment le commerce de détail, les employés travaillent dans des environnements dépourvus de lumière naturelle. Pour pallier ce manque, des mesures compensatoires sont prévues. Par exemple, le personnel de vente travaillant dans des espaces sans accès à la lumière du jour peut bénéficier de 20 minutes de pauses supplémentaires rémunérées par demi-journée. Ces pauses permettent aux employés de s’exposer à la lumière naturelle, contribuant ainsi à leur bien-être et à leur santé. (evenement.ch)

    Pause-allaitement

    Les travailleuses allaitantes disposent de droits spécifiques en Suisse. Le temps consacré à l’allaitement ou à l’expression du lait est considéré comme du temps de travail rémunéré durant la première année de l’enfant. Les durées minimales rémunérées sont les suivantes :

    • 30 minutes pour une journée de travail jusqu’à 4 heures.
    • 60 minutes pour une journée de travail de plus de 4 heures.
    • 90 minutes pour une journée de travail de plus de 7 heures.

    Ces dispositions visent à soutenir les mères actives en facilitant la conciliation entre vie professionnelle et allaitement.

    Pause-pipi

    Les pauses pour satisfaire des besoins physiologiques, telles que les pauses-toilettes, ne sont pas explicitement réglementées par la loi en Suisse. Toutefois, des décisions judiciaires de 2024 ont apporté des clarifications. Le Tribunal cantonal neuchâtelois a jugé que les employeurs peuvent exiger que les employés enregistrent leurs pauses-pipi, et que ces temps peuvent être déduits du temps de travail rémunéré.

    Néanmoins, cette pratique soulève des préoccupations en matière de santé et de bien-être des employés. Une restriction excessive pourrait inciter les travailleurs à boire moins ou à limiter leurs passages aux toilettes, avec des conséquences négatives sur leur santé. Il est donc recommandé aux employeurs de faire preuve de bon sens et de flexibilité. (rts.ch)

    Les pauses selon les secteurs d’activité

    Les pratiques en matière de pauses peuvent varier selon les secteurs d’activité :

    • Dans l’industrie, des pauses supplémentaires peuvent être prévues pour compenser la pénibilité du travail.
    • Dans le secteur tertiaire, des pauses plus courtes, mais plus fréquentes peuvent être instaurées pour prévenir la fatigue mentale.

    Une bonne gestion des pauses permet ainsi d’adapter les temps de repos aux contraintes spécifiques de chaque profession, tout en assurant le bien-être des collaborateurs.



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    Comment mettre en place une gestion efficace des pauses en entreprise ?

    Une bonne gestion des pauses contribue au bien-être des employés et au bon fonctionnement de l’entreprise. Pour cela, employeurs et employés ont chacun un rôle à jouer.

    Devoirs des employeurs

    • S’assurer du respect des pauses légales en garantissant qu’elles sont prises au bon moment, normalement au milieu de la “journée de travail”.
    • Définir un cadre clair pour les autres pauses : l’employeur peut soit fixer des périodes dédiées (ex. pause-café le matin), soit laisser aux employés la liberté de choisir le moment de leurs pauses, tant que cela ne nuit pas à l’organisation du travail.
    • Aménager des espaces de repos adaptés pour que les employés puissent réellement en profiter.
    • Sensibiliser sur l’importance des pauses, en rappelant qu’elles sont essentielles au bien-être des employés et à la conformité avec la loi.

    Responsabilités des employés

    • Respect des horaires de pause : Prendre la pause légale au bon moment, idéalement en milieu de journée, et respecter les horaires définis par l’employeur pour les autres pauses.
    • Utilisation appropriée des pauses : Profiter de ces moments pour récupérer et se détendre afin de maintenir une bonne qualité de travail.
    • Communication proactive : En cas de fatigue excessive ou de charge de travail trop lourde, informer son employeur pour envisager des ajustements si nécessaire.

    Comment s’assurer du respect des temps de pause ?

    Mal prises ou mal encadrées, les pauses peuvent vite désorganiser le travail. Un suivi clair et des règles bien définies permettent d’éviter les abus comme les oublis, assurant ainsi une gestion équilibrée et efficace.

    Contrôle et suivi des pauses en entreprise

    Les employeurs doivent veiller à ce que les pauses légales soient bien prises, en utilisant des outils de suivi adaptés. Ce suivi peut aussi concerner les pauses rémunérées, comme la pause-café, afin de s’assurer qu’elles sont effectivement prises et que leur durée reste conforme aux règles établies. Une gestion transparente permet d’éviter les malentendus et garantit une répartition équitable des temps de pause.

    Impact des pauses sur la productivité et le climat de travail

    Des pauses bien respectées améliorent la concentration et réduisent la fatigue, tandis que leur absence peut entraîner stress et baisse de performance. Une gestion déséquilibrée, où certains abusent des pauses pendant que d’autres les respectent scrupuleusement, peut aussi créer des tensions au sein des équipes.

    Concilier flexibilité et discipline dans la gestion des pauses

    Une politique efficace doit allier liberté et cadre clair. Offrir une certaine flexibilité dans la prise des pauses tout en fixant des règles précises permet d’éviter les déséquilibres et d’instaurer une culture de responsabilité. En encourageant les employés à respecter leurs pauses tout en veillant à leur bonne gestion, les entreprises favorisent un climat de travail harmonieux et productif.

    Optimiser la gestion des pauses avec tipee

    La gestion des pauses peut rapidement devenir un casse-tête pour les entreprises, surtout lorsqu’il s’agit de respecter les obligations légales tout en assurant une équité entre les collaborateurs. Avec tipee, le suivi des pauses devient simple et transparent.

    Pauses légales : un suivi précis pour respecter la réglementation

    Grâce à tipee, les employeurs peuvent s’assurer que les pauses légales sont bien respectées :

    • Alertes en cas de pauses trop courtes
      Lorsqu’un collaborateur enregistre des pauses trop courtes, une alerte s’affiche dans tipee à destination des planificateurs et administrateurs. Cela permet d’identifier rapidement d’éventuels problèmes et d’ouvrir la discussion avec le ou les collaborateurs en question. 
    • Correction automatique des pauses
      Les pauses trop courtes peuvent être automatiquement ajustées pour garantir que les employé·e·s prennent le temps de se reposer. Cette fonctionnalité contribue à préserver leur santé, prévenir la fatigue excessive et limiter les risques d’accidents liés à un manque de récupération.

    Pauses payées : un suivi efficace pour plus d’équité

    Les pauses payées étant une décision interne à chaque entreprise, tipee permet de les paramétrer et de les suivre en toute simplicité :

    • Assurer l’équité entre collaborateurs
      Le suivi des pauses payées garantit que tous les employés bénéficient du même temps de pause et que toute minute supplémentaire soit bien déduite du temps de travail.
    • Enregistrement facilité
      Les collaborateurs timbrent leur pause payée comme une sortie classique, via une timbreuse physique, l’application mobile tipee go, ou une proposition de timbrage. Ainsi, le suivi est automatisé et fiable.

    Avec tipee, la gestion des pauses devient un levier d’organisation efficace, assurant conformité, transparence et optimisation du temps de travail.

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  • Comment prévenir le burnout en entreprise : stratégies et outils efficaces pour les RH 

    Comment prévenir le burnout en entreprise : stratégies et outils efficaces pour les RH 

    Parlons franchement, le burnout est devenu une problématique centrale pour de nombreuses entreprises suisses. D’après TravailSuisse, plus de 40 % des travailleurs se sentent souvent stressés et le présentéisme (travailler malgré la maladie) a atteint 31,6%. Ce phénomène n’est pas juste un problème individuel : il menace la productivité et la compétitivité des entreprises.

    Dans ce contexte, les responsables RH jouent un rôle clé. Mettre en place des stratégies préventives et des outils adaptés n’est pas seulement un devoir légal et éthique, c’est aussi un investissement stratégique pour garantir le bien-être des collaborateurs et la performance globale.

    Comprendre le burnout : Quand le travail nous use

    Le burnout, ou épuisement professionnel, ce n’est pas juste de la fatigue, c’est bien plus profond. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) le définit comme un syndrome résultant d’un stress chronique non géré au travail. Il se caractérise par trois symptômes principaux:

    • Épuisement émotionnel : une fatigue intense, avec le sentiment d’incapacité à se ressourcer. C’est le cas par exemple d’un employé qui se sent vidé à l’idée de commencer sa journée ou qui ne récupère pas après un week-end.
    • Dépersonnalisation : une distance émotionnelle, parfois teintée de cynisme, envers ses collègues et ses tâches. Cela peut se manifester par un comportement détaché ou des remarques désabusées.
    • Baisse de l’accomplissement personnel : une impression d’inefficacité et de perte de sens au travail, même en cas de réussite.

    Les causes du burnout sont multiples et souvent interconnectées: surcharge de travail, manque de contrôle sur ses tâches, soutien social insuffisant, absence de reconnaissance et conflits interpersonnels.
    Catherine Vasey, experte en psychologie du travail, souligne dans l’épisode de podcast tipee talks que le stress chronique non géré est une porte d’entrée directe vers le burnout. Elle compare ce processus à un moteur constamment poussé à son maximum : à terme, le moteur, tout comme notre corps, finit par lâcher.

    Le rôle de l’entreprise dans la prévention

    En Suisse, les entreprises ont une responsabilité légale et éthique envers leurs collaborateurs·trices. Selon le Secrétariat d’État à l’économie (SECO), l’employeur est tenu de protéger la santé physique et psychique des travailleurs, conformément à l’article 6 de la loi sur le travail.

    Ignorer le burnout, c’est risquer de prendre des talents précieux. Des actions concrètes peuvent être mises en place pour instaurer une culture de prévention:

    • Évaluer les risques psychosociaux : Il est essentiel d’identifier les facteurs de stress au sein de l’organisation pour adapter les pratiques managériales et mieux soutenir les collaborateurs. Par exemple, la mise en place de groupes de discussion réguliers ou l’utilisation d’outils comme le modèle des Demandes et Ressources au Travail (Job Demands-Resources) permettent d’analyser l’équilibre entre les exigences du poste et les ressources disponibles.
    • Sensibiliser les équipes : Informer les employés sur le burnout, ses causes et ses manifestations favorise une meilleure prise de conscience et une vigilance collective. Des sessions d’information animées par des professionnels externes peuvent renforcer cette sensibilisation.
    • Former les managers à être attentifs et bienveillants : Les managers doivent être en mesure de repérer les signes avant-coureurs chez leurs équipes, d’initier des conversations et d’apporter des solutions adaptées. Selon une étude de Gallup, les managers sont responsables, jusqu’à 70 %, de la variation dans l’engagement des employés, soulignant leur rôle crucial dans la prévention du burnout.

    En adoptant ces mesures, les entreprises peuvent créer un environnement de travail sain, réduire les risques de burnout et améliorer la satisfaction et la productivité de leurs employés.

    Stratégies concrètes pour prévenir le burnout

    Agir pour prévenir le burnout ne se résume pas à de simples ajustements : c’est un véritable engagement à repenser le fonctionnement de l’entreprise pour en faire un lieu où chacun peut s’épanouir. Voici quelques pistes pour bâtir un environnement de travail plus serein et résilient.

    • Gérer la charge de travail : Une charge de travail déséquilibrée, avec des tâches excessives ou des attentes irréalistes, est l’une des principales causes du burnout. Les entreprises doivent ajuster les objectifs, redistribuer les responsabilités et intégrer des moments de récupération dans les plannings.
    • Favoriser le soutien social au sein de l’équipe : Un environnement où les relations humaines sont valorisées joue un rôle clé dans la prévention du stress et du burnout. Encourager les échanges et la solidarité entre collègues favorise un sentiment d’appartenance et d’engagement.
    • Renforcer l’autonomie et l’implication des employés : Un manque d’autonomie peut conduire à une sensation d’impuissance et de démotivation. Donner aux employés la possibilité de prendre des décisions concernant leurs tâches et les impliquer dans les processus stratégiques renforce leur engagement et leur satisfaction au travail.
    • Promouvoir l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée : La frontière entre travail et vie personnelle est souvent floue, particulièrement dans un monde connecté. Mettre en place des politiques telles que la déconnexion numérique ou la flexibilité des horaires contribue à réduire le stress et favorise un meilleur équilibre.

    Ces stratégies, adaptées au contexte et aux besoins spécifiques de chaque entreprise, sont des leviers susceptibles d’aider dans la prévention d’un épuisement professionnel.

    Outils d’évaluation et programmes de bien-être

    Créer un environnement de travail épanouissant passe par l’écoute et des initiatives ciblées. Avec des outils adaptés et des programmes bien conçus, il devient possible de détecter les signes de stress et de renforcer le bien-être au quotidien.

    • Enquêtes régulières : Évaluer régulièrement l’état psychologique des employés est crucial. Des outils tels que le Maslach Burnout Inventory (MBI) ou des sondages anonymes permettent de mesurer le niveau de stress et d’identifier les facteurs de risque. Ces évaluations offrent une vision claire des zones à risques.
    • Indicateurs de performance : Surveiller des indicateurs tels que l’absentéisme, les retards ou les heures supplémentaires peut révéler des signes de mal-être. Une augmentation de ces indicateurs peut indiquer un stress accru ou une surcharge de travail, nécessitant une attention particulière.
    • Ateliers et activités de détente : Organiser des formations sur la gestion du stress, des séances de yoga ou de méditation peut aider les employés à mieux gérer la pression quotidienne. Ces activités favorisent la relaxation et renforcent la résilience face aux défis professionnels.
    • Le rôle clé de l’activité physique : Catherine Vasey insiste sur l’importance de l’activité physique dans la gestion du stress et la prévention du burnout. Elle explique que le stress active notre système nerveux sympathique, préparant le corps à une réponse de “fuite ou combat”. Cependant, dans nos vies modernes, cette énergie accumulée n’est pas dépensée, ce qui peut aggraver les effets du stress. Encourager des activités légères comme la marche, le yoga ou même le jardinage aide à libérer cette énergie accumulée.

    En combinant des outils d’évaluation réguliers, une analyse proactive des indicateurs de performance et des programmes ciblés de bien-être, les entreprises peuvent non seulement prévenir le burnout mais aussi renforcer l’engagement et la motivation de leurs collaborateurs. Ces initiatives contribuent à créer un climat de travail positif où chacun peut s’épanouir.

    Conclusion

    Prévenir le burnout, ce n’est pas une option, c’est un investissement. En ajustant la charge de travail, en promouvant l’équilibre vie privée-vie professionnelle et en sensibilisant les équipes, les entreprises peuvent non seulement protéger leurs employés, mais aussi améliorer leur performance globale. Cette démarche contribue à renforcer l’attractivité de l’entreprise, tout en valorisant le bien-être de chacun.

    Pour approfondir le sujet, rendez-vous sur noburnout.ch, une ressource précieuse sur la santé au travail.

  • Enregistrement du temps de travail : prévenir le burn-out en télétravail

    Enregistrement du temps de travail : prévenir le burn-out en télétravail

    Enregistrement du temps de travail : tous les avantages en télétravail

    Selon les chiffres publiés au mois d’avril 2021 par l’Office fédéral des statistiques (OFS), le télétravail connaît une forte hausse en Suisse. La crise sanitaire est certes complice, mais cette tendance semble convenir tant aux entreprises qu’aux salariés, et pourrait d’ailleurs se perpétuer même après la crise. Quoi qu’il en soit, l’enregistrement du temps de travail reste un moyen très efficace pour préserver la santé des employés. Cela simplifie la tâche des RH et de ceux qui s’occupent de la planification du temps de travail. Et c’est une obligation légale, à très peu d’exceptions près.

    Les dérives du télétravail

    Chez tipee, nous n’avons pas perdu la bonne habitude de faire des pauses café, même au bout d’un an et demi de télétravail. Hier, pendant une de ces pauses, un de nos collègues nous a raconté une petite anecdote qui lui était arrivée la veille. Sa sœur Émilie, responsable d’équipe dans une grosse entreprise de construction romande, lui avait annoncé d’une voix euphorique que, pour la première fois depuis des mois, elle avait réussi à traiter tous ses emails entrants. Notre collègue était surpris aussi, sachant à quel point Émilie était débordée d’habitude, surtout depuis qu’elle avait été nommée pour reprendre la gestion de cette grosse équipe, il y a 2 ans.

    Pourquoi partageons-nous la vie de notre collègue (et de sa sœur) avec vous ? Parce que cela nous a fait pas mal réfléchir, et nous trouvons que la suite de l’histoire, et les questions que ça soulève autour du télétravail, de la santé des salariés et des responsabilités des employeurs méritent d’être partagées.

    Ce qui est arrivé à Émilie est simple, et beaucoup pourront s’y retrouver. Sans ses 2 heures de trajets journalières, les pauses café avec les collègues (qui se font rares en visio), les lessives du soir anticipées à la pause de midi… depuis qu’elle est en télétravail, elle a beaucoup plus de temps qu’avant. La peur du virus et la fermeture des établissements publics ayant renforcé l’isolement, elle s’est rabattue sur le travail. Sans qu’elle s’en rende compte, la limite entre sa vie privée et sa vie professionnelle est devenue de plus en plus floue. Voilà comment Émilie s’est retrouvée à travailler le soir ou le week-end, complice : l’envie de traiter tous ses dossiers et ce, malgré le fait que cela soit interdit par la loi du travail.

    Le télétravail augmente en Suisse

    Les chiffres publiés en avril 2021 par l’Office fédéral des statistiques (OFS) montrent une hausse du travail à distance. En effet, depuis le début de la pandémie, le télétravail en Suisse a fortement augmenté, avec une moyenne qui frôle les 40% et qui, dans des domaines comme celui de l’information et de la communication, dépasse même les 80%.

    De plus, les secteurs qui semblaient moins pressés de mettre en place le télétravail sont progressivement en train de changer d’avis. C’est le cas de la fonction publique : n’ayant constaté aucune baisse de la productivité, et intéressées par la perspective de limiter les frais de location des surfaces, les administrations se disent favorables à une réorganisation qui encouragerait davantage le télétravail.

    De leur côté, les employés qui n’avaient jamais fait de télétravail avant ont découvert ses avantages, et se disent bien contents de pouvoir continuer à en bénéficier. Qui aime passer son temps dans les embouteillages, ou en cherchant désespérément une place de parking encore disponible quand on arrive en retard au bureau ? Les employés ont trouvé un équilibre entre vie privée et vie professionnelle, et la réouverture des salles de sport et des terrasses donnent plein d’idées pour utiliser le temps gagné grâce au télétravail.

    Burn-out : un risque qui menace salariés et entreprises

    Mais que faire si, tout comme Émilie, ce temps pourtant très précieux est réutilisé… pour travailler ? La question se pose à la fois pour l’employé et pour l’employeur.
    Commençons par le premier.

    Les chiffres publiés par l’OFS révèlent que, par rapport à l’Europe, les salariés suisses bénéficient d’une grande autonomie au travail (60,4%, contre 50,6%). Cela signifie qu’ils ont leur mot à dire à la fois sur le contenu et sur l’ordre d’accomplissement de leurs tâches. Ce qui, en soi, est une très bonne nouvelle, risque de poser des problèmes quand ça devient le prétexte pour prolonger ses heures travaillées le soir et/ou le week-end.

    Il faut déjà avoir à l’esprit que, pendant la crise sanitaire, la santé psychique a été oubliée par rapport à la santé physique. Le risque, après plus d’un an, c’est que les salariés ayant adopté de mauvaises habitudes pendant le confinement se trouvent à devoir affronter un burn-out. Et que l’isolement induit par le travail à distance empêche de le détecter ou de l’éviter.

    Côté entreprises, ça ne va pas mieux. Selon André Berdoz, vice-président de l’USAM (Union suisse des arts et métiers), “il n’y a pas encore assez de recul sur les potentielles conséquences néfastes du télétravail généralisé”. Ce qu’on sait, c’est que non seulement le stress au travail coûte 7,6 milliards de francs par an aux entreprises suisses, mais que plus il est pris en charge tard, plus il peut être difficile et long à soigner. En effet, il faut compter de trois à six mois pour se remettre d’un réel effondrement, avec des conséquences (psychologiques et matérielles) très dures à la fois pour les salariés et pour l’entreprise.

    Il ne faut pas oublier que, bien avant la pandémie, le guide du SECO “Travailler chez soi” rappelait que travailler la nuit, le dimanche et les jours fériés est interdit (même en télétravail !) : “L’employeur est tenu de donner toutes les directives et de prendre toutes les mesures nécessaires afin d’assurer et d’améliorer la protection de la santé physique et psychique” des salariés.

    Quelle solution ? L’enregistrement des heures !

    La bonne nouvelle (il en fallait bien une, arrivés à ce point), c’est qu’il existe un moyen très simple et efficace pour éviter toute mauvaise surprise, tant à distance qu’en présence. Il s’agit tout simplement de l’enregistrement du temps de travail. En effet, si cette pratique est déjà adoptée par les trois quarts des salariés suisses, il y a bien une raison… voire plusieurs.

    Tout d’abord, qu’il s’agisse d’enregistrement manuel ou automatique, noter leurs heures de travail permet de savoir à tout moment où on en est avec son solde d’heures, et d’éviter d’en faire trop (ou pas assez). Deuxièmement, en utilisant une application dédiée, cette transparence sur le temps (et les modalités) de travail des collaborateurs permet d’aller bien au-delà du simple fait d’être rassuré par la visibilité sur les heures de présence et d’absence des collaborateurs.

    Une application comme tipee, par exemple, permet d’extraire des statistiques utiles pour optimiser l’organisation de l’entreprise :

    • Envisager l’ouverture d’un nouveau poste ou l’aménagement du temps de travail d’un secteur,
    • Compter le nombre de jours de télétravail (particulièrement utiles pour répondre aux demandes du fisc de certains cantons comme celui de Genève, par exemple)
    • Et, bien évidemment, préserver la santé de ses collaborateurs en s’assurant que personne ne travaille le soir ou le week-end.

    Enregistrement du temps de travail : une obligation légale

    Vous craignez que jouer la carte “santé” ne puisse pas convaincre les collaborateurs les plus réticents ? Alors, rappelez-vous que comme on l’explique dans notre “Guide de l’enregistrement du temps de travail en Suisse”, la saisie des heures est une obligation légale (art. 46 LTr / art. 73 OLT 1). Pour éviter toute sanction de la part de l’inspection du travail (SECO), il faut disposer d’un relevé du début et de la fin du travail, de la durée, ainsi que des pauses de 30 minutes et plus. Noter les heures sur un bout de papier ou sur une feuille Excel serait tout aussi bien, certes… Mais pourquoi se compliquer la vie, alors que vous pouvez gagner du temps et réduire tout risque d’erreur, grâce à une solution automatique ?

    Sans compter que, dans le cas de tipee, ce choix vous permettrait également de simplifier la planification de vos équipes, l’aménagement du temps de travail, le suivi des absences, l’organisation des temps partiels, et le calcul automatique des soldes d’heures et des vacances lors de changements de taux d’occupation en cours d’année… Et même de gérer vos RH ! Un exemple ? Utiliser tipee pour organiser et suivre le travail en présence et à distance de vos collaborateurs permet de facilement retrouver qui était quand au bureau. Ce qui peut s’avérer très utile pour retrouver toutes les personnes qui étaient au bureau tel jour, en même temps que le collègue qui vient d’être testé positif au Covid !
    Découvrez notre Guide de l’enregistrement du temps de travail en Suisse pour en savoir plus sur les cas d’utilisations concrets de notre application lors du travail à distance !

    Conclusion

    La sœur de notre collègue serait probablement très surprise de découvrir que la réussite de sa “mission impossible” n’était rien de plus que le résultat d’un nombre d’heures travaillées très élevé. Pourquoi risquer une sanction ou, pire, l’équilibre mental de vos collaborateurs, quand vous pouvez éviter toute mauvaise surprise et simplifier votre travail grâce à une solution automatique ?

    Vous hésitez encore ? Contactez-nous pour découvrir comment tipee peut vous aider !